Arrivée sur les écrans voilà quelques jours, SeedFuck est un bout de code qui permet d’inonder les trackers Torrent de fausses adresses IP. Il permet d’entrevoir un avenir bien sombre de l’efficacité du mécanisme de surveillance des réseaux, installé en France par Christine Albanel puis Frédéric Mitterrand.
Mais ces solutions de "torrent poisoning" ont d’autres facettes : comme le note Éric Freyssinet, spécialiste cybercriminalité au sein de la gendarmerie nationale, l’outil pourrait se retourner contre son auteur. La « faute » à l’article 434-23 du Code pénal. Celui-ci vise l’une des atteintes à l’exercice de la justice et spécialement l’usurpation. Selon cet article, « le fait de prendre le nom d'un tiers, dans des circonstances qui ont déterminé ou auraient pu déterminer contre celui-ci des poursuites pénales, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75000 euros d'amende ».
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